Fêtes & célébrations

Les grands rendez-vous du costume arlésien

Le costume d'Arlésienne ne prend tout son sens que porté, en mouvement, au milieu d'une foule qui partage les mêmes gestes. Voici les temps forts de l'année où la Provence tout entière lui rend hommage.

La Pégoulado, cœur des Fêtes d'Arles

Un défilé nocturne qui rassemble près d'un millier de costumes chaque été.

Début juillet

Un défilé attesté depuis 1830

Chaque année, à l'ouverture des Fêtes d'Arles, la Pégoulado ("promenade" en provençal) réunit gardians à cheval, groupes folkloriques, familles et Arlésiennes en costume pour un passo carriero — un défilé de rue — qui part du boulevard Clemenceau et s'achève aux Arènes pour une grande soirée de clôture.

Tradition vivante

L'âme d'Arles en marche

Souvent décrite comme le symbole même d'« Arles en fête », la Pégoulado mobilise toutes les générations : enfants, jeunes et anciens y défilent ensemble, dans une même fierté de porter et de montrer le costume traditionnel.

La Fête des Gardians, le 1er mai

Une tradition camarguaise plus que cinq fois centenaire, où se croisent gardians et Arlésiennes.

Depuis 1512

Une confrérie née pour se protéger

La Confrérie des Gardians est fondée le 2 janvier 1512, alors que la Provence vient de rejoindre le royaume de France. Les gardians de Camargue se regroupent autour de Saint Georges, patron des cavaliers, notamment pour se prémunir des enrôlements forcés — la confrérie assurera aussi, au fil des siècles, une fonction d'entraide entre ses membres.

Depuis 1984

Une fête réinventée, fixée au 1er mai

Célébrée à l'origine le jour de la Saint-Georges (23 avril), puis relancée dans les années 1920 par les défenseurs de la culture provençale, la fête est fixée au 1er mai depuis 1984. Bénédiction des chevaux, cérémonie religieuse à la Collégiale Notre-Dame-la-Major et défilé en costume rythment aujourd'hui cette journée, où le costume d'Arlésienne accompagne celui, tout aussi codifié, du gardian.

L'élection de la Reine d'Arles

Un concours culturel exigeant, où le costume est à la fois un savoir-faire et une épreuve.

Depuis 1930

Née pour le centenaire de Mistral

L'élection de la Reine d'Arles est créée en 1930 pour célébrer le centenaire de Frédéric Mistral, figure du Félibrige et défenseur de la langue provençale. Depuis, tous les trois ans (le règne, initialement de quatre ans, a été ramené à trois dans les années 1980), une nouvelle Reine est couronnée au Théâtre Antique, lors de la Fête du Costume, le premier dimanche de juillet.

Un concours exigeant

Costume, langue et culture provençale

Les candidates, âgées de 18 à 24 ans et ayant un lien fort avec Arles, sont évaluées sur leur connaissance de l'histoire et de la culture provençales, une épreuve orale en langue provençale, et leur capacité à s'habiller et se coiffer seules dans les règles du costume traditionnel — la meilleure preuve que le savoir-faire vestimentaire reste, aujourd'hui encore, une compétence que l'on acquiert et que l'on transmet.

Et la Festo Vierginenco ?

Ces grandes fêtes publiques ont un pendant plus intime : la Festo Vierginenco, qui marque le passage à l'âge adulte des jeunes Arlésiennes et leur droit de porter le ruban de la coiffe. Nous lui consacrons une place particulière dans notre page sur la transmission, tant ce rite de passage relève davantage de la mémoire familiale que du grand rassemblement populaire.

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